La réduction de l’accent : conseils de nos orthophonistes

Un homme profite de conseils en réduction de l'accent

Avoir un accent lorsqu’on s’exprime dans une langue qui n’est pas notre langue maternelle, ça peut représenter un obstacle. Cela peut affecter les interactions sociales avec les autres, notamment dans un contexte professionnel, où de bonnes habiletés de communication sont importantes pour se démarquer. La réduction de l’accent est un service offert par nos orthophonistes à Québec, autant en français qu’en anglais.

 

Apprenez-en plus sur ce service d’orthophonie et retrouvez dans ce qui suit quelques conseils à appliquer si vous cherchez vous-même à réduire votre accent dans une langue.

 

L’accent fait partie de notre identité

Notre accent est lié à nos origines culturelles, sociales et géographiques. Il est important de souligner qu’il est tout à fait normal d’avoir un accent lorsqu’on s’exprime dans une langue seconde. Rappelons qu’il existe même des différences entre les accents de personnes de différentes régions, même si elles s’expriment dans la même langue. L’accent fait partie de la personne que l’on est ; il est donc important de considérer son impact dans la communication.

 

Les personnes qui ont un accent important sont souvent forcées de répéter et sont parfois mal comprises. Cela peut, à plus long terme, engendrer du stress dans certaines situations sociales et affecter la confiance de la personne lorsqu’elle s’exprime. C’est pourquoi il peut s’avérer très bénéfique de consulter en orthophonie lorsqu’on souhaite modifier son accent dans une langue seconde. Soulignons toutefois qu’il n’est généralement pas souhaité d’éliminer totalement un accent, bien que des stratégies adéquates puissent permettre de le réduire.

 

Les contextes d’intervention pour la réduction de l’accent

La réduction de l’accent est un service orthophonique polyvalent, qui demeure néanmoins peu connu. Pourtant, il est pertinent dans plusieurs contextes, notamment pour les personnes qui cherchent à améliorer leur prononciation en anglais ou en français, alors que le bilinguisme devient de plus en plus un atout essentiel dans la sphère professionnelle. Une thérapie en réduction de l’accent peut aussi être bénéfique auprès des personnes immigrantes qui cherchent à modifier leur accent lorsqu’elles s’expriment, pour favoriser la qualité de leurs interactions au quotidien.

 

Nous avons abordé plus en profondeur les objectifs et les étapes de la thérapie de la réduction de l’accent en orthophonie dans cet article, que nous vous invitons à consulter si vous souhaitez en savoir plus sur ce service.

 

Des conseils à appliquer au quotidien pour la réduction de l’accent

Nous sommes conscientes qu’il n’est pas possible pour toutes les personnes qui ont un accent de consulter en orthophonie pour profiter d’un encadrement professionnel. Nous souhaitions donc vous offrir quelques conseils, lesquels s’appliquent à toutes les personnes qui désirent réduire leur accent et améliorer leur prononciation dans une langue seconde.

 

  1. Identifier les points sur lesquels travailler : il est important d’identifier ceux-ci pour pouvoir concentrer ses efforts. Bien entendu, une consultation en orthophonie représente la meilleure façon d’identifier clairement ces éléments. Néanmoins, il peut être pertinent de s’informer auprès d’un ami ou d’une proche, pour qu’il vous aide à identifier des éléments de votre prononciation qui sont plus difficiles à bien comprendre. Voyez cette personne comme un tuteur, qui pourra vous soutenir dans votre démarche !
  2. S’enregistrer : ça peut justement aider à mieux identifier les éléments sur lesquels on doit travailler, par exemple certains mots, certaines voyelles ou consonnes, les intonations, etc. C’est également un bon outil pour évaluer la progression et pour déterminer si on s’est amélioré.
  3. Parler lentement : lorsqu’on maitrise moins bien une langue, il est important de faire attention pour parler lentement, ce qui nous permet de mieux prononcer les mots et leurs syllabes. Cela contribue grandement à l’intelligibilité du discours.
  4. Se regarder dans le miroir : pour produire les sons lorsqu’on s’exprime, on a recours à plusieurs structures, notamment la langue, les lèvres, les mâchoires. Lorsqu’on parle une langue seconde et qu’on a un accent, c’est notamment parce qu’on ne sait pas comment bien positionner ces différentes structures pour produire adéquatement les sons. Lorsque vous aurez acquis ces notions importantes, utilisez le miroir lors de vos « entrainements » pour vous assurer de bien positionner votre langue, vos lèvres, etc.
  5. Écouter la télévision, la radio, des baladodiffusions : c’est une bonne façon de découvrir comment d’autres personnes prononcent certains mots plus difficiles. On peut ensuite intégrer ceux-ci aux exercices et même s’enregistrer pour vérifier si on reproduit la bonne prononciation.
  6. Pratiquer, pratiquer, pratiquer : les structures responsables de la prononciation sont comme les muscles. Elles doivent s’entrainer pour s’améliorer ! C’est pourquoi dans un contexte de réduction de l’accent, on recommande de se pratiquer quotidiennement, à raison d’une période de 15 à 20 minutes chaque jour.

 

Nous espérons que cet article saura vous guider si vous souhaitez modifier votre accent lorsque vous vous exprimez dans une langue seconde. Pour obtenir des conseils personnalisés grâce à une évaluation en orthophonie à Québec, n’hésitez pas à consulter notre équipe.

 

Approuvé par Geneviève Fily-Paré
Diplômée de la maitrise en orthophonie à l’université Laval, Geneviève y a également complété un baccalauréat en Service social.
Geneviève Fily-Paré, M.Sc.O(C) Orthophoniste